Les Rois Maudits, de Maurice Druon : intrigues au Moyen-âge

L’Histoire est un domaine que j’apprécie. J’aime savoir comment le monde en est venu à être tel qu’il est, ce qu’ont vécus nos ancêtres et connaître les grandes figures qui ont forgé l’histoire, très souvent dans le sang. C’est sans doute pour cela que j’ai autant apprécié la série de livres très connue dont je vais vous parler aujourd’hui : Les Rois Maudits, de Maurice Druon.

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Les idées reçues sur les gladiateurs

L’autre jour, j’ai profité de mon week-end pour visiter une ville dans laquelle je ne m’étais encore jamais rendu : Nîmes. Bien entendu, j’en ai profité pour visiter les fameuses arènes, audio guide à l’oreille et autant dire que j’ai beaucoup aimé. Une des raisons à cela est que j’ai appris de nombreuses choses sur les combats de gladiateurs. Je me doutais bien que comme c’est souvent le cas quand on parle d’histoire, la vision qu’on en a aujourd’hui est fortement romancée, mais je n’imaginais pas à quel point. Et comme ce blog se veut culturel, je me suis dit que c’était une bonne idée de rédiger un petit article pour démystifier certaines idées reçues.

Pollice Verso - Jean-Léon Gérôme
Pollice Verso, de Jean-Léon Gérôme, 1872

Les gladiateurs étaient des esclaves

C’est une idée très répandue et pourtant bien loin de la réalité. Il faut savoir que les gladiateurs étaient tous volontaires. Pour la gloire ou pour l’argent, ils décidaient de rejoindre des écoles de gladiateurs (les ludi en latin) qui les entrainaient pour leurs futurs matchs, comme aujourd’hui le ferait n’importe quel sportif spécialisé dans un sport de combat.

Cette image du combattant malgré lui nous vient surtout du cinéma et est un souvenir des dernières années de la gladiature, quand elle était en perte de vitesse et sur le point de disparaitre. Cet art s’était fortement dégradé et les valeurs qu’elle véhiculait ont finalement été jetées aux orties.

Les combats de gladiateurs étaient un spectacle morbide

Là encore, la réalité est bien différente de ce que l’on imagine. Comme noté plus haut, les gladiateurs étaient des professionnels entraînés. L’objectif de ces combats n’était pas de montrer une boucherie sans nom. Lancer un esclave faiblard contre un colosse surarmé aurait été bien suffisant, mais le massacre en règle du pauvre hère n’aurait guère satisfait les spectateurs.

En effet, ce que ceux-ci voulaient, c’était de la technique, c’était un combat spectaculaire. On espérait voir deux guerriers s’affronter avec bravoure. Par ailleurs, on oublie souvent (ou plutôt systématiquement) que ces combats étaient supervisés par un arbitre, souvent un ancien gladiateur lui-même, qui veillait à la bonne tenue de la rencontre. Certes, il pouvait y avoir des blessés et des morts, mais ça n’était pas obligatoire ni même forcément désiré. Le gagnant était celui qui poussait l’autre à jeter les armes et à se rendre. Et c’était là la fin du combat. D’ailleurs, que se passait-il à ce moment-là ?

La mise à mort était systématique

Totalement faux. Ce qui est vrai, c’est que le perdant se tournait vers l’organisateur des jeux et que celui-ci avait alors le droit de vie ou de mort sur lui, mais dans les faits, il lui laissait presque systématiquement la vie sauve.

L’une des raisons à cela était que s’il décidait de son exécution, il devait alors payer un dédommagement à l’école de gladiateurs dont il était issu. Étant donné que lors d’une journée de jeux, de nombreux matchs étaient organisés, s’il s’amusait à faire tuer tous ceux qui perdaient, l’organisateur aurait rapidement été ruiné.

Pollice Verso et Morituri te salutant

Dans l’imagerie populaire, deux images reviennent souvent quand on parle de gladiateurs : d’une part, le pouce baissé et d’autre par, la fameuse phrase morituri te salutant (ceux qui vont mourir te saluent). Pourtant, ni l’un ni l’autre n’ont vraiment à voir avec la réalité historique.

D’une part, le pouce baissé ou levé n’était jamais pratiqué. Il n’y avait aucun code à ce niveau et l’organisateur pouvait indiquer son choix comme il le souhaitait. D’autre part, la phrase morituri te salutant, n’a jamais été prononcée par des gladiateurs, mais par des soldats condamnés à mort qui durent se battre lors d’une naumachie (spectacles de bataille navale organisés pendant des jeux) et ce seulement une fois.

La Naumachie - Ulpiano Checa
La naumachie, d’Ulpiano Checa, 1894

Voilà qui conclut cet article sur les clichés que l’on connait aujourd’hui sur la gladiature. Que les amateurs d’histoire romaine me pardonnent si à leurs yeux, mon article n’est qu’une suite de truismes. Mon unique objectif était de présenter aux béotiens tels que moi la face méconnue de ces combattants devenus mythiques.

Surtout, si vous avez l’occasion de visiter les Arènes de Nîmes, n’hésitez pas, mon article n’est qu’un aperçu de toutes les choses passionnantes qu’on peut y apprendre.

Lustmord, une introduction au dark ambient

La musique, c’est avant tout une question de ressenti. Que le morceau que l’on écoute soit beau, qu’il soit technique, minimaliste, instrumental ou non, ce que l’on attend avant tout de la musique, c’est le plaisir qu’elle nous procure. C’est pour cela que la plupart des gens auront tendance à rechercher la beauté dans ce qu’ils écoutent ou que d’autres apprécient des chansons joyeuses pour faire la fête, etc… Pourtant, il existe certaines personnes qui aiment autre chose. Si elles ne rejettent pas nécessairement la musique guillerette, elles aiment également se tourner vers des artistes dont l’univers est sombre, torturé et n’évoque rien de positif… et paradoxalement en retirent un plaisir certain ! Vous l’aurez sans doute compris, c’est d’un tel musicien qu’il sera question aujourd’hui. Je vais vous présenter Lustmord, l’un des piliers du dark ambient.

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