Les endroits à visiter à Barcelone

Il y a quelques années, j’ai passé 6 mois à Barcelone dans le cadre du programme Erasmus. J’ai étudié les langues étrangères à l’Universitat Pompeu Fabra et autant dire que le temps (si court) que j’y ai passé, m’a marqué pour de bon. J’ai passé de longs samedi après-midi à arpenter les rues de la ville, à visiter les monuments ou à me laisser porter par cette douce atmosphère méditerranéenne. S’il y a bien une chose que j’en ai retenu, c’est que cette ville est bien plus que ce qu’on en dit en général. Plus que la vie nocturne que l’on vante systématiquement ou que la plage (horriblement bondée dès le mois de mai), Barcelone est une ville d’histoire et de culture, avec de nombreux monuments à voir. Aujourd’hui, je vous propose d’en découvrir quelques uns qui m’ont particulièrement marqué.

 

Le Parc Güell

C’est un classique, il est très connu. C’est un endroit très agréable, un grand parc vert, avec une belle vue sur la mer, en contrebas. Autant dire que j’y suis allé plusieurs fois. Si les gens s’en souviennent, cependant, ce n’est pas pour sa végétation, mais pour les réalisations architecturales d’Antoni Gaudí, le célèbre architecte catalan, une institution à lui tout seul.

Parc Güell
Les escaliers du Parc Güell Crédit photo : Oh-Barcelona.com

Les touristes s’en souviennent très bien en général, du fait de son style (le modernisme catalan), qui surprend de par son côté très chargé. On retient souvent par exemple son utilisation de la faïence brisée, dont les morceaux sont utilisés comme des carreaux pour parer des sculptures, des bancs, etc. Le parc Güell, lui, doit son nom à la famille Güell, des mécènes qui ont beaucoup soutenu Gaudí et pour lesquels il a également réalisé le Palais Güell, situé au centre-ville (encore un lieu à visiter).

Le parc de Montjuic

Sans doute mon parc préféré de la ville. J’habitais juste à côté et j’aimais bien aller m’y promener les samedi après-midi. C’est un très grand parc, sur une colline de 173 mètres de haut, d’où l’on a une vue imprenable sur la ville. Il y a beaucoup de choses à y voir, notamment le musée de l’Olympisme le stade olympique, le château ou le Musée National d’Art de Catalogne, sans oublier bien entendu toute la verdure et les chemins pour se promener.

Tour de télécommunication Montjuic
La tour de télécommunication, dans la cité olympique
Palais National de Catalogne
Le Palais National, au pied de Montjuic, où se trouve le Musée National d’Art de Catalogne Crédit photo : Johannes Kern

Difficile de lister toutes les beaux endroits à voir à Montjuic, mais une chose est sûre : il y a tellement de choses à voir que vous pourrez y passer des heures et des heures.

La Sagrada Familia

Probablement le monument le plus connu de la ville, la Sagrada Familia, de son nom complet Templo Expiatorio de la Sagrada Familia (soit en français : le Temple Expiatoire de la Sainte Famille), est une basilique inachevée réalisée par Gaudí (encore lui).

La Sagrada Familia
La Sagrada Familia, toujours en travaux Crédit photo : Mstyslav Chernov

Je n’ai jamais apprécié la façade extérieure et son aspect que je qualifierais de « dégoulinant », mais on ne peut pas quitter Barcelone sans l’avoir vue, d’autant plus que l’intérieur est magnifique, lui. La pierre est blanche comme au premier jour. Il y règne une véritable ambiance spirituelle (si l’on parvient à faire abstraction de la foule qui s’y presse habituellement).

 

Le Tibidabo

Si vous vous promenez à Barcelone, au loin, à l’opposé de la mer, vous devriez très souvent voir une colline avec une sorte d’édifice religieux dessus. Il s’agit du Tibidabo, qui domine la ville, du haut de ses 512 mètres. Quand j’étais à Barcelone, je suis resté intrigué pendant quelques mois, avant de décider de me renseigner sur ce mystérieux endroit et de m’y rendre.

Eglise du Sacré Ceur
Eglise du Sacré-Cœur Crédit photo : Jordiferrer

Je vous parle souvent des belles vues sur la ville, mais là-haut, vous aurez la meilleure vue possible. Vous verrez toute la ville, la verdure environnante et la mer. L’endroit en lui-même est très agréable aussi, avec son petit parc d’attractions (grande roue, manège, etc.) et son église : le Sacré Cœur (Sagrat Cor, en catalan).

 

Mention spéciale au homard de Barcelone

Enfin, petit détail insolite, mais que vous ne manquerez pas si vous suivez le Passeig de Colom, la fameuse crevette, créée par Javier Mariscal :

Crevette de Barcelone
La crevette, crédit photo : Till F. Teenck

Cette petite sculpture m’a toujours amusé. Je passais souvent à côté et la revoir me rappelle de bons souvenirs. Ce crustacé n’est pas tellement le genre de chose qu’on s’attend à voir quand on se promène en ville.

 

J’espère que ce tout d’horizon rapide vous aura intéressé et je vous encourage vivement à aller visiter cette ville un jour, tellement il y a de choses à voir là-bas. Et si vous connaissez d’autres endroits à voir, partagez vos bons plans en commentaire !

Stephen King – Joyland

Autant le dire tout de suite, Stephen King est l’un de mes auteurs préférés. Je l’ai découvert vers mes 13 ans. Au départ, je voulais simplement lire Shining après qu’un test de personnalité en ligne idiot pour savoir quel tueur de film j’étais m’a déclaré que j’étais Jack Torrance. Malheureusement, chez le libraire, quand j’ai voulu l’acheter, il n’était pas disponible. Faute de mieux, je m’étais penché sur Insomnie, pas le plus célèbre de ses romans, mais j’étais conquis. Son style d’écriture, sa façon de raconter ses histoires… j’adorais ! Durant les années suivantes, j’ai acheté et dévoré livre sur livre.

Si aujourd’hui, cette frénésie s’est largement calmée, je garde une affection particulière pour cet auteur. Et quand parfois dans les rayons d’un magasin je croise l’un de ses livres, notamment les nouveaux (en grand format, ceux qu’on ne peut pas rater), je ne résiste généralement pas tellement, je l’achète. C’est donc cet été, au cours d’errances dans le Cora de ma région d’origine que j’ai mis la main sur Joyland.

Joyland - Stephen King
Joyland, de Stephen King

De quoi Joyland parle-t-il ?

Joyland, sorti aux États-Unis sous le même titre en 2013 a été édité chez nous cette année seulement. Le résumé au dos nous parle d’ « angoisse », de clowns terrifiants, de ne pas s’aventurer sur une grande roue un soir d’orage… Mais soyons honnête, cette œuvre n’est absolument pas un roman d’horreur, tout juste a-t-on droit à du surnaturel.

L’histoire se passe en 1973. Devin Jones, un étudiant, trouve un travail d’été dans le parc d’attraction Joyland, en Caroline du Nord (ce qui nous change du Maine), après une rupture plutôt douloureuse. Sur place, il rencontrera Erin Cook et Tom Kennedy, des étudiants qui viennent également travailler ici pour l’été.

Le héros, s’il ne parvient pas à oublier sa rupture, se débrouille cependant très bien dans son travail, notamment quand il doit interpréter la mascotte du parc : Howie le chien gentil. Au contact des employés permanents, il entend l’histoire selon laquelle le train fantôme serait hanté par un véritable revenant, une victime d’un assassinat, qui a bel et bien eu lieu et dont l’auteur n’a jamais été arrêté.

L’intrigue tournera alors autour de ce phénomène étrange. Devin, bien décidé à connaître le fin mot de l’histoire décide de retarder la reprise de ses études et de prolonger son contrat de travail à Joyland le temps d’en savoir plus (et d’oublier sa rupture). Il demandera également à Erin, repartie étudier, d’enquêter sur le tueur à l’origine du meurtre du train fantôme. En parallèle, il fera la connaissance d’Annie Ross, une mère célibataire et de son fils myopathe, qui habitent entre le parc et son logement et dont le rôle deviendra primordial… mais je n’en dirai pas plus.

Une réussite pour Stephen King ?

Ce roman n’est vraiment pas une histoire horrifique, comme je l’expliquais plus haut. C’est une chose importante à retenir, d’autant plus que le résumé de l’éditeur français semble bien vouloir le faire croire.

En revanche, Joyland peut être qualifié de roman policier fantastique. Le fantôme n’est par exemple pas utilisé comme un élément terrifiant. C’est un point fondamental de l’intrigue mais il ne s’agit pas d’un antagoniste, ni d’un adjuvant.

L’intrigue avance paisiblement, un peu comme sur Duma Key, sorti en 2008 aux États-Unis. Une très grande partie de l’histoire traite de la vie de Devin Jones au sein de Joyland et l’enquête sur le fantôme est plus une sorte de fil rouge. Il me semble, à titre purement personnel, que Devin est bien le centre de l’histoire. À mesure que les choses avancent, il évolue, apprend à connaître de nouvelles personnes, à se reconstruire…

Au final, je dirais qu’il s’agit d’un roman plutôt agréable. Pas un grand Stephen King dans le sens où on ne retrouve pas un suspend très intense (contrairement à Ça), ni d’élément particulièrement intriguant (Shining, Roadmaster). Joyland n’est pas très original, mais est cependant sauvé par le style d’écriture si prenant de l’auteur et son talent pour dresser des portraits de personnages complexes et crédibles, auxquels on finit par s’attacher.

Le fan devrait donc apprécier Joyland. Pour les autres, il vaut mieux se pencher sur les romans les plus renommés de l’auteur.

Note finale : 14/20